
L’histoire de cette abbaye de est la suivante (source https://www.abbayedebonport.com/) :
Les origines :
L’ Abbaye Notre-Dame de Bonport est née de la volonté de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, durant l’été 1189. Ce sont des moines de l’abbaye Notre-Dame du Val, près de Paris, qui sont venus s’installer à la fin de l’année 1189 et ont entrepris les premières constructions. Bonport appartient à l’ordre de Cîteaux ; cet ordre religieux eut au XIIe siècle un rayonnement culturel et architectural considérable en Europe. La charte originale de la fondation de Bonport est perdue, mais grâce aux nombreuses confirmations des donations, nous savons que Richard l’avait dotée de biens très importants en terres, vignes, droits de pêche, forêts, moulins, etc.
L’apogée de l’abbaye (1200-1304) :
La construction des bâtiments monastiques a dû intervenir dans le premier quart du XIIIe siècle, sous l’abbatiat de Gérard, comme le montre l’architecture du splendide réfectoire, de la salle capitulaire et du scriptorium. La rapidité des travaux et l’utilisation systématique de la pierre de taille sont encore une preuve de la richesse de Bonport.
La Guerre de Cent Ans et le déclin :
Le XIVe siècle annonce une série de conflits dont l’abbaye va souffrir. Sa position stratégique sur la Seine, aux portes de Pont-de-l’Arche, va l’exposer aux combats de la Guerre de Cent Ans qui commence et qui va ravager la Normandie.
La Commende :
L’instauration du régime de la Commende donne le coup de grâce à la vie monastique, telle que les moines l’avaient voulue au Moyen-Age. Après quelques abbés de moindre importance, Bonport fut dirigée par le moine poète Philippe Desportes (1587-1606).
La Révolution :
En juillet 1789, une émeute éclate aux portes de l’abbaye et le prieur, Dom Peronnier, doit faire appel à la troupe en détachement à Pont-de-l’Arche. Les soldats ne quitteront l’abbaye, où ils ont vécu aux frais des religieux, qu’en décembre 1790. Enfin, le 2 avril 1791 l’abbaye de Bonport est vendue au titre de Bien National, à Joseph de La Fleurière et Alexandre de La Folie.
La Folie, bientôt seul propriétaire de Bonport, commencera très vite les démolitions. Après avoir profané les tombes du chœur, il détruit l’église abbatiale, le cloître et le bâtiment des convers. Depuis cette époque troublée l’abbaye de Bonport est restée domaine privé, ses actuels propriétaires en ont entamé la restauration.
Sous l’abbatiat de Melchior de Polignac, qui devint abbé à Pâques 1693, des travaux importants furent entrepris à l’abbaye. Mais c’est sous l’abbatiat de Gilbert de Chabannes que les plus grandes transformations eurent lieu. En 1752, le cloître médiéval est remplacé par une nouvelle construction, voûtée en pierre. Les travaux, s’achèvent en 1760″.
