Les Fêtes de l’Eau
L’association de la Batellerie organisa à partir des années 1990 plusieurs évènements (1993, 1995, 1999, 2002, 2006, 2010…), Fêtes de l’Eau, restées dans la mémoire de beaucoup. De multiples animations avaient lieu sur l’eau, avec des régates, la navigation de bateaux remarquables (canots, avirons, yoles, remorqueurs…), des courses à la godille, la présences de nombreuses associations « versées » vers la Seine, et professionnels : charpentiers de marine, cordiers, maquettistes, chanteurs et musiciens, pêcheurs, spectacles sur l’eau, joutes nautiques, démonstrations de secours par les chiens de terre-neuve…


En voici quelques souvenirs :

























Episodes de pollution de la Seine
La Seine a connu de graves épisodes de pollution. On retiendra notamment une importante pollution par des détergents dans les années 1970 avec la création de volumes de mousses considérables, au point que les écluses et tous les environs étaient envahis de paquets de mousse, des fois « rosâtre », au point que les péniches disparaissaient sous la mousse dans les écluses.







D’autres épisodes de pollution sont aussi connus pour la présence de produits toxiques dans les eaux ayant conduit à la mortalité de milliers de poissons dans les années 1970 : « la Seine étaient blanche de poissons morts ».


Une odeur nauséabonde avait envahi les lieux.
Accidents : des barges dans le barrage
Depuis les années 1970, deux accidents notoires se sont produits dans le barrage en période de crue. Ils impliquaient des convois poussés. Montants, en sortant du chenal des écluses et rejoignant le cours de la Seine, ils ont pris de violents courants de travers, entrainant la rupture des câbles d’amarrage entre les barges (ces convois devant dorénavant « cassés » dès lors que le débit à Poses dépasse 1 500 m3/s) avant passage, c’est à dire qu’une seule barge à la fois. Ce site est connu des bateliers pour sa dangerosité en cas de crue.
Un accident concernait un convoi de fuel, un second de sables. Le premier n’ayant heureusement pas créé de pollution, l’une des barge s’étant mise en travers d’une passe. Lors du second, c’était à la fin des années 1970 (hiver 1977), la barge pleine de sable partait avalant depuis le chenal, les élingues ayant rompu. Un homme était abord avec un chien, lequel lança l’ancre qui ne pu retenir l’embarcation emportée par le courant. Le pousseur put recueillir l’homme le chien et l’homme à une centaine de mètres du barrage.
Une barge passa comme un fétu de paille entre les piles alors que la seconde de se mit en travers dans un énorme fracas de tôle. En route vers l’école, on l’entendit de là-bas. En travers, elle fit rapidement obstacle à l’écoulement des eaux. Les passes furent momentanément partiellement fermées pour limiter les « forces » alors que 3 puissants pousseurs étaient arrivés pour tenter de l’extraire. Rien ne put être fait, et les élingues cassaient les unes après les autres. L’eau montant rapidement d’une cinquantaine de centimètres en amont. La barge (partiellement vidée (?)) coula au pied du barrage. Elle due être découpée au fond de l’eau par des chaudronniers scaphandriers descendus dans des « cages » pour l’extraire. Une plateforme de chantier de palplanches fut installée à la hâte sur la place de la République, et y est encore. Cet épisode est resté dans nos mémoires !

Par le passé, des accidents sont relatés dans le barrage sans plus précision (?), lorsque des convois empruntaient les deux passes « profondes navigables » du barrage (passe 1 et 2 ,en rive gauche, dont le pont supérieur était plus haut), et dès lors que le barrage était au clair (toutes passes relevées, et les cadres Caméré sont remontés à l’horizontal sous le pont du barrage). Il se présente alors comme un pont.



On dit que plusieurs accidents se produisirent dans ce passage aux courants terribles, et que la pratique fut rapidement interdite.
D’autres accidents eurent aussi malheureusement lieu plus récemment pour des « canotiers » très fortement imprudents, d’approchant trop près du barrage et happés par les bouillons (canots à pagaye, bateau à moteur en panne…). Il y eut des victimes et des « miraculés ».
La Seine prise en glace
La Seine est totalement prise en glace à Poses lors de l’hiver particulièrement rigoureux de janvier 1963. La navigation est sérieusement compromise au point que 32 péniches seront bloquées à Poses dans la passe marinière pendant plus de 20 jours.


De multiples épisodes avec la formation de glaces et de « glaçons » sur la Seine sont connus : 1933, hiver 1939-40, 1956, 1958, 1963…
La glace représentait pour la navigation et la régulation du fleuve des difficultés et des risques majeurs. A l’hiver 1939-1940, un remorqueur équipé d’un brise-glace dût intervenir dans le chenal pour permettre la navigation.

afin de l’utiliser comme brise-glace sur la Seine pendant l’Hiver 1940 (photo Max Legendre)
Les mariniers navigant sur des chalands de bois devaient casser la glace alentour pour ne pas détériorer la coque sous l’effet de la pression.
Les barragistes devaient à l’aide de gaffes briser la glace formée le long des cadres Caméré et faisant embâcle en empêchant le passage de l’eau : Un travail de « forçat ».

Mariage d’abord, et « d’abord » !
Témoignage d’un mariage de bateliers tant connu ici, il y a « quelques » années. Bateaux pavoisés, et « tête-bêche », passerelle décorée de fleurs à la cale du bac de Poses, et bateaux cornant. Quelques souvenirs du mariage de Gladys de Gérard Salm.







Photos Hubert Labrouche
Quelques souvenirs du mariage d’Elodie la fille d’Eric DROISSART.






















Quand la presse hydraulique passait pour presser le cidre !
Il y a « déjà » 20 ans (au moins). La presse hydraulique était à la maison d’Hubert avec ces petits enfants petits. C’était la dernière fois à la maison. Elle venait de Saint-Pierre-lès-Elbeuf et faisait le tour du village, celui de quelques irréductibles qui faisaient leur cidre. C’était un moment attendu, depuis la piquette aux doigts de l’automne pour ramasser les pommes du Pays de Caux ou du Pays d’Auge. C’était souvent en soirée, qu’elle arrivait. Ca sentait bon la pomme dans tout le quartier, quand le broyeur oeuvrait. Le jus tout frais était versé dans les fûts de chêne soufrés, et l’on se jetait dessus versé dans les barriques : c’était tellement bon ! Le lendemain, les gars de la ferme Anseaume venaient chercher les gâteaux de marc de pommes, dont c’était le régal des vaches. Vaste programme de mise en bouteilles ensuite, quand il avait baissé le cidre (sa densité sous les 1020), et il était convenu pour le goûter, qu’il fallait avoir entendu le coucou chanter. Pas entendu le coucou encore (mais les oiseaux se font rares), mais ce pourrait être l’époque du printemps avançant !
Dans les même années nous verrons le bouilleur de cru sur les rives de l’Eure près de la ferme Manchon à Léry. Une superbe machine, avec son alambic en cuivre dont on n’a pas de souvenir à Poses (tout tu moins « sous cette forme »…).

Images Gilles Labrouche 2010 (env (?))
Quand le rémouleur et le vendeur de paniers parcouraient le village
Au début des années 1980, témoignages des gens de passage, « d’à-terre », pour cause proposaient leurs services : vente de paniers et remoulage des couteaux devant la cale du bac à Poses.


Photos Hubert Labrouche (années 1980)
Quand à la ferme Anseaume de Poses, on « vannait »
Sur le chemin de l’école, le fameux « Rouge Gorge », c’était son surnom, était à la manoeuvre pour vanner le blé. Un chic type qui a marqué nos générations. Toujours un mot sympa pour les enfants, souriant, et bosseur… des mains grosses comme des raquettes, et avec ces gros doigts, il avait un don pour se rouler des cigarettes parfaites avec son tabac gris de son « petit paquet carré »…

Photo Hubert Labrouche (années 1980)
Quand Tintin, Robert Vaas, oeuvrait avec ses chevaux de labour à deux pas de l’Office de Tourisme actuel, près de la rue de Poitou (années 1960).

Photo Hubert Labrouche (années 1960)
La fête de la Révolution Française à Poses !
L’anniversaire de la Révolution Française a souvent été fêté dignement à Poses : les enfants du village costumés aux premières loges avec les enfants Legendre, Devaux, Stock, Guillaud… entre autres, des cortèges pour les anciens du village sur leur char mu par le tracteur communal, Monsieur Milord, Madeleine Stock, Mme Morel…les gars Cirette aux commandes, et la fanfare au travers le village, le concours de pêche déguisé, repas républicain sur la place de la République… C’était au tout début des années 1980 (?) et puis pour le bi-centennaire de la Révolution en 1989 ! On y reconnaîtra beaucoup d’entre nous (un peu plus jeunes…) et d’autres amis et proches partis maintenant. C’était de belles fêtes ! Le pèle-mêle suivant, en apporte quelques souvenirs.

