Bateaux et mariniers posiens
Dans cette rubrique, nous souhaitons regrouper et partager la mémoire des bateaux et celle des familles de mariniers qui ont marqué l’histoire du village. Nous vous remercions par avance d’apporter vos contributions pour enrichir le souvenir (utiliser notre mail : envoyez nous vos témoignages, vos photos…) : les plus anciens se souviendront des remorqueurs de capitaines posiens, mais bien des devises de péniches résonnent pour la plupart d’entre nous, dont les bateaux font ou faisaient des escales ou passaient chez nous, et dont beaucoup de leurs mariniers ont mis pied à terre à Poses : Jo-Pa, Léo-Mi, Midway, Mékong, Circé, Ourson, Archange, Any-And, Mirab, Capria, Bismarck… pour les plus « contemporains » et puis des pousseurs, des caboteurs.
Bateaux de mariniers posiens, les « gens du voyage sur l’eau »
La plupart de nos amis posiens bateliers ont fini par poser leur pied « à terre ». Le plus souvent dans une habitation non loin de la Seine. Les week-ends, les péniches s’amarraient sur les berges du village pour voir les leurs. Gamin, même, non batelier, on connaissait le nom des bateaux et des copains et copines que l’on allait retrouver, et des « gens du voyage sur l’eau ». Les « d’à-terre villageois » n’étaient pas toujours les plus accueillant d’ailleurs, mais c’était la vie de les voir, et ressourçant aussi.
Voici, une liste de bateaux des années 1970-1980 que cette génération a connu et voyait souvent le long des rives du village.
- Le Midway
- L’Archange
- Le Mekong
- Le JoPa
- L’Ourson
- Le Léo-Mi
- L’Any-And
- Le Circé
- Le Mirab
- Le Bismark
Moments forts bateliers et récits
Des barques et des bachots à Poses…
Les barques étaient autrefois « légion » à Poses . Chaque Posien en avait une ou presque… Des plates de pêche, des « Norvégiennes » à clins, et des bachots de chêne, « la » barque du marinier, une barque solide et rustique…
Pour se rendre dans les îles (certains y demeuraient de manière quasiment permanente), y ramasser les roseaux, les escargots, les noix et autres fruits… aller à la pêche, entretenir les péniches… voire même pour accompagner les vaches traversant à la nage la Seine pour rejoindre les herbages dans les îles… ou tout simplement traverser le fleuve à une époque où il n’existait pas de passerelle sur le barrage. Un passeur en barque a existé au droit de la cale du bac jusque dans les années 1950. Une cloche, qui figure au musée de la Batellerie, était actionnée pour appeler le passeur.
Les photographies suivantes en illustrent leur présence dans le village.





Le bachot du marinier deviendra métallique avec le temps, barque d’abords rivetée puis soudée, et la vue suivante en présente un plan « type ».

En voici un exemple : le bachot du Fauvette.

Les bateaux de bois demandaient un entretien régulier, calfatage à l’étoupe et la filasse, et le brai et la peinture au goudron de Norvège… devaient embaumer les rives pendant l’hiver et le début du printemps.

Mariages d’abord et « d’abord »
Témoignage d’un mariage de bateliers tant connu ici, il y a « quelques » années. Bateaux pavoisés, et « tête-bêche », passerelle décorée de fleurs à la cale du bac de Poses, et bateaux cornant. Par le lien suivant, retrouvez les images de mariniers posiens.
Le Halage
Il est très difficile d’imaginer la vie intense qui devait régner sur nos berges lorsqu’un bateau remontait ce fameux pertuis. Combien d’hommes, combien de chevaux, combien de barques glissant sur le fleuve ? A la fin du XVIIIe siècle et à la mi-XIXe, 450 hommes à Poses travaillaient au halage, 80 chevaux dont beaucoup halaient les bateaux étaient recensés dans le village. A cette époque Poses comptait presqu’autant d’habitant que Pont-de-l’Arche.
Explorer la rubrique : Toute la vie s’organisait autour du fleuve.
Le « Carapata »
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